En ce moment, je fais plein pas mal d'affiches et de pubs pour le boulot et la cité autour. C'est chouette et ça me fait bosser sur commande, ça m'entraîne.
Sinon, je travaille aussi sur un nouveau projet, mais il n'y a rien de montrable pour l'instant... Parce qu'il y a de la musique et du chant... Avec un goni... Et bientôt des images... Mais je ne dirais rien de plus! Mouahahahahahahahahahahahahahahaha!!!
Au cul tout ce bordel ! Au cul
ce foutu système qui préfère gaver les banques jusqu’à peut plus, comme on gave
les poules qu’on trouve en barquette dans tous ces foutus supermarchés, plutôt
que les domaines qui permettraient au monde d’aller mieux. Genre le social par
exemple. C’est vrai pourquoi mettre plus d’argent dans le social ? C’est
pas rentable, ça permet pas d’acheter des armes et de les fournir à des malades
pour qu’ils créent une guerre. Genre aux touaregs et islamistes qui ont pris la
moitié du Mali par exemple. Bah oui hein ! Les armes suffisamment
terribles pour prendre la moitié d’un pays aux mains d’une armée ça pousse pas
dans le désert ! ça s’importe comme on dit ! ça se fournit, ça
s’offre en cadeau à des nouveaux collaborateurs. L’objectif étant bien sur de
pouvoir prendre tout le pétrole qui dort là bas ! C’est pas leur fautes à
nos dirigeants, ils nous trouvent des solutions c’est tout. Le prix du pétrole
augmente ? Pas de problèmes chers petits être naïfs, je vais vous en trouver !
Et puis comme ça ça va bien renforcer l’image qu’on à des pays avec des noirs.
Ces sanguinaires qui sont incapables de rester en paix dans leur foutus pays de
noirs ! Ha oui et puis comme ça va justifier le fait qu’on ne les laisse
pas être libre chez nous pendant que chez eux on prend leur boulot en étant
payer le triple de ce qu’ils touchent !
Tout ça pour en revenir au
social ! Oui pourquoi foutre de la tune là dedans ? Pour que des gens
motivés, investis, humains et modestes apportent de l’aide à des gens qui
servent à rien ? Pour que des projets qui prônent le respect de l’autre et
la tolérance s’étendent et corrompent les esprits de nos petits traideurs en
herbe. Pour que des futurs délinquants deviennent des gens bien ? Pour que
des futurs assistés deviennent des citoyens responsables qui se prennent en
main ? Non, ne laissons pas faire ça ! Il faut militer pour que
toutes ces initiatives soient découragées au maximum !!!
Au cul tout ça ! Ce qu’ils
oublient, c’est que nous, ça nous donne encore plus la rage ! Moi, je veux
encore plus être quelqu’un qui soutient les autres au lieu de rester enfermée
devant ma télé ! Je veux encore plus rester honnête et modeste ! Je
veux encore plus balancer mes sourires et mes espoirs dans leurs faces ! Moi j’y
crois ! L’humain, j’y crois, la solidarité, j’y crois, le respect, j’y
crois ! Bordel ! Et même qu’après ce message, je redeviendrais polie !
Bien fait !
Une osmose. Un moment qui sort d’un jour, d’une nuit, d’une ville, d’un pays. Un moment qui disparaît dans maintenant. Entre ce sol là qui porte nos pas et ce ciel là qui nous recouvre.
La musique. Ma voix qui s’envole depuis le cœur de mes tripes jusqu’à ce ciel là. Qui emporte un torrent. Qui jaillit de moi. Je vomis des sons qui n’existaient pas dans ma tête. Que je ne connaissais même pas. Qui restaient cachés à un endroit de moi. Des sons remplis de rires et de sel.
« Quand tu chantes, tu deviens toi. » Quand je chante, je deviens moi. Je me rassemble et me disperse.
Et ses mains qui tapent le rythme de mes sons et de mes lèvres. Soutenant mes sursauts et mes souffles.
« Quand tu chantes, tu deviens toi. » Quand je chante, je deviens moi. Je me rassemble et me disperse.
Plus vivante, plus palpable. Mon corps signifie quelque chose, il trouve sa place.
Et ses mains qui me rattrapent quand je redescends. Quand je lâche le micro.
Une osmose. Une danse. Son visage éclate en rires. Lumineux, légers, simples. Et ses mains qui me guident fermement. Qui m’aident à rester hors de moi. Hors de ma tête, j’entre dans mon corps. Tout entier. Et ses mains qui maintiennent la magie en la manipulant comme une bulle de savon.
Une osmose. Un moment qui sort d’un jour, d’une nuit, d’une ville, d’un pays. Un moment qui disparaît dans maintenant. Entre ce sol là qui porte nos pas et ce ciel là qui nous recouvre.
Et la musique Et ma voix Et ses mains Et le rythme Et nos pas Et les rires Et le sel Et le torrent Et ses mains Et la bulle Et mes souffles Et la danse Et les rires Et la magie Et le ciel Et ma voix Et nos corps Et nos pas Et …
Et le corps de ma voix Et la magie de ses rires Et le rythme de la bulle Et le sel de nos pas Et la musique du ciel Et la danse de nos souffles Et le torrent de ses mains Et…
Des heures et des heures qui disparaissent dans maintenant. Entre ce sol là qui porte nos pas et ce ciel là qui nous recouvre.
Penser à quelqu’un c’est comme avoir une pointe sur ressort entre le cœur et le haut de l’estomac. Elle se met à sautiller chaque fois que la mémoire envoie des images de ce moment. Ce moment où on était dedans. Dans l’apparition.
Ce quelqu’un, il apparaît et fait naître quelque chose. Une fleur. Il y avait un bourgeon là mais on le remarquait pas. Ce quelqu’un l’embrasse et elle nait.
Penser à quelqu’un c’est comme avoir une pointe qui sautille à l’improviste entre le cœur et le haut de l’estomac. Elle prévient pas et s’agite. Je marche, je parle, je regarde, je cuisine, je sors le linge, je ferme les yeux, je m’assois, elle se met à sautiller.
Alors je chante. Dedans s’il le faut, dehors si je peux.
« Quand tu chantes, tu deviens toi. » Quand je chante, je deviens moi. Je me rassemble et me disperse.